Nous commençons une série d’articles mensuels sur le centenaire de l’église de Lozère, initiée en juin 2023 avec l’article Echo de Nos Clochers sur le centenaire de la pose de la 1ère pierre le 3 juin 1923, commémoré le 3 juin 2023.
Pour ce mois de novembre, il vient naturellement à l’idée de s’intéresser à la plaque commémorative des morts de la guerre 1914-1918, installée en 1928 sur le bas côté gauche de l’église.
Dans cette liste, seuls six de ces soldats sont inscrits sur le monument aux morts de Palaiseau. Les autres ne sont donc pas palaisiens. Certains habitaient les communes avoisinantes, d’autres travaillaient à Lozère lorsqu’ils sont partis pour la guerre.
Découvrez leur histoire sous les photos de ces soldats …
Augustin Courselle
Augustin Courselle, aîné d’une famille de cinq enfants, imprimeur typographe, a participé à la première bataille de la Somme et est décédé, à 23 ans, des suites de ses blessures. Ses parents tenaient une « épicerie-marchand de vins » Grande rue (aujourd’hui rue Parmentier) à côté de l’ancienne école de Lozère.
Edouard Lechantre
Bien avant la Révolution, la famille d’Edouard Lechantre habitait Lozère. Ils étaient carriers, agriculteurs. Dans les tranchées, Edouard dut supporter la pluie, le gel. Atteint de bronchopneumonie, il meurt dans un hôpital à Bordeaux, âgé de 30 ans. Son père, conseiller municipal, n’a pas eu la force de terminer son mandat.
Lebaillif
Eugène Lebaillif, électricien, habitait 4 rue Parmentier, avec sa femme et ses deux enfants. Il est mort, à 24 ans, sur un champ de bataille du Pas-de-Calais. Ses enfants ont été adoptés par la nation.
Charles Ballot
Charles Ballot part à la guerre, laissant sa femme et une petite fille de deux ans. Il a 28 ans. Deux ans plus tard, il combat près de Verdun, dans le secteur de Douaumont où il sera « tué à l’ennemi ». Son père, maraîcher, avait épousé une allemande qui travaillait dans un restaurant aux Halles de Paris. Leur fils, français, et leur neveu, allemand, se retrouvèrent ennemis à Verdun.
Engène Auclin
Eugène Auclin maraîcher, marié, trois enfants, habitait rue Parmentier. Ce soldat était le grand-père maternel de madame Vilain, une famille maraîchère bien connue des Lozérois. Il est mort à 23 ans dans l’Aisne, sur un champ de bataille « tué à l’ennemi »
Paul Alcher
Paul Alcher, dessinateur et architecte, était marié. Le couple habitait, avec les parents, non loin du café de la gare. Lui aussi a combattu près de Verdun et est mort à 30 ans des suites de ses blessures reçues au Chemin des dames.
Et pour ceux qui souhaitent discuter avec l’équipe qui travaille sur la mémoire de Lozère, contacter Jacqueline Bizet jacq.bizet@wanadoo.fr au 06 47 74 75 75.
