Couleurs liturgiques

L’année liturgique est calquée sur la vie de Jésus

Elle commence avec l’attente de Noël, puis Noël (naissance de Jésus), Epiphanie (mages qui reconnaissent en Jésus une grande lumière), Baptême, vie ordinaire (et extraordinaire de Jésus), Semaine Sainte, Pâques (Résurrection de Jésus), Ascension, Pentecôte (don de l’Esprit Saint).

Les vêtements du prêtre (étole et chasuble) changent de couleur au cours de l’année. Ils sont verts durant le temps ordinaire ; violets pendant les temps de conversion, de changement, d’attente (Avent, Carême) ; rouges le dimanche des Rameaux, le Vendredi Saint, le jour de la Pentecôte ; blancs et or pendant le temps de Noël et celui de Pâques et les jours de fête (exemples : Transfiguration, Jeudi saint, Ascension, Assomption, Toussaint…).

Le vert

Couleur du temps dit « ordinaire », son usage se déploie en deux temps dans le calendrier liturgique, entre le baptême du Christ (premier dimanche suivant l’Epiphanie, le 6 Janvier, et le mercredi des Cendres, marquant l’entrée en Carême, 47 jours avant Pâques. Puis entre la Pentecôte, Septième dimanche après Pâques et l’Avent, les quatre semaines précédant Noël.

Le vert est lié à la nature et au renouveau de la végétation,  couleur de la terre abreuvée, de la vie, des premières feuilles du printemps… Couleur évoquant la croissance de l’Église, grâce à la sève venue de Dieu. Le vert est la couleur de l’Espérance, de la Création, de la Vie.

Le Blanc

La couleur des jours de fête. C’est la couleur liturgique des ornements utilisés au temps de Noël, au temps pascal, et à toutes les fêtes et solennités (Toussaint…). Le blanc évoque la pureté, mais plus encore la Gloire divine et l’éclat de tout ce qui touche à Dieu. C’est la couleur de la résurrection, de la Transfiguration, de la Lumière. 

Il est utilisé pour toutes les célébrations liées au Christ, Noël et Pâques, exceptées celles de la Passion, pour les fêtes de la Vierge, des anges et des saints non-martyrs et enfin pour la naissance de saint Jean-Baptiste. C’est également la couleur utilisée pour administrer les sacrements du baptême et du mariage.

Le Rouge

Le rouge est  le symbole de l’Amour divin, la Vie offerte, de la Charité, du sacrifice et du martyre. Il dit aussi la joie de vivre. Couleur liturgique qui évoque le sang de Jésus ou des martyrs ou bien le feu de l’Esprit-Saint.

=>  Le sang : le rouge est utilisé le Dimanche des Rameaux et de la Passion, le Vendredi-Saint, en la fête de la Sainte Croix, aux fêtes des apôtres et évangélistes martyrs, et aux fêtes des autres saints martyrs.
=>   Le feu : le jour de la Pentecôte et aux messes en l’honneur du Saint-Esprit.

 Il peut être également utilisé pour la messe du sacrement de la Confirmation, si le jour ne coïncide pas avec une autre fête.

Le Violet

En premier lieu perçu comme une déclinaison du noir, le violet s’est depuis affirmé comme une couleur liturgique à part entière, symbolisant  l’attente, le changement de vie. C’est la couleur des temps de pénitence (Carême) et d’attente (Avent). On l’utilise aussi pour les célébrations pénitentielles (Sacrement de Réconciliation), ainsi que pour les offices des défunts.

Il est de ce fait utilisé pendant le Carême et l’Avent et peut, depuis le concile de Vatican II, se substituer au noir.

Le Rose

Conçu comme une variation du violet, le rose marque deux pauses que l’Église prend lors des temps de pénitence, C’est le mélange du violet et du blanc : nous sommes encore dans l’attente ou la pénitence, mais la joie de la fête à venir se fait déjà sentir et vient nous donner la force de continuer jusqu’au bout le chemin jusqu’à elle.

Le rose est utilisé deux fois dans l’année, lors du troisième dimanche de l’Avent (Gaudete) et lors du quatrième dimanche de Carême (Laetare).

Le Jaune / L’Or

Symbole de la lumière divine, l’or ou le jaune peuvent être utilisés pour remplacer n’importe quelle couleur, à l’exception du violet et du noir.

Le Bleu

Le bleu est associé au dogme marial et ne peut donc être utilisé que lors des célébrations liées à la Vierge Marie, telles l’Assomption ou l’Immaculée Conception.

Seule couleur représentant un véritable privilège liturgique, son usage n’a été autorisé par le concile de Trente qu’au Portugal, à l’Espagne, aux anciens territoires de ces deux pays, à l’ancien royaume de Bavière, à certaines églises de Naples ainsi qu’enfin à l’ordre Franciscains, en raison de leur défense historique du dogme marial. Ce privilège court toujours aujourd’hui.

Drapage de la Croix

Dans les églises, la Croix du Christ peut être drapée des différentes couleurs en fonction des périodes liturgiques de l’année.

En dehors du fait que la couleur du drap suit les couleurs telles que décrites précédemment, verte en temps ordinaire, violette durant le Carême, blanche pendant le temps Pascal, ou rouge le dimanche des Rameaux, ou Pentecôte, il n’y a pas de règle correspondant au drapage de la Croix. Ce drapage fait partie de la décoration de l’église, comme l’ambon ou des fleurs aux couleurs des périodes liturgiques.