Prières pour les défunts

Ne pleure pas si tu m’aimes. 
Si tu savais le don de Dieu et ce que c’est que le Ciel. 
Si tu pouvais d’ici entendre le chant des Anges et me voir au milieu d’eux. 
Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux les horizons et les champs éternels, les nouveaux sentiers où je marche ! 
Si, un instant, tu pouvais contempler comme moi la Beauté devant laquelle toutes les beautés pâlissent. 
Quoi, tu m’as vu, tu m’as aimé dans le pays des ombres et tu ne pourrais ni me revoir, ni m’aimer dans le pays des immuables réalités ! 
Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens comme elle a brisé ceux qui m’enchaînaient et, quand un jour que Dieu connaît et qu’il a fixé, ton âme viendra dans ce ciel où l’a précédée la mienne, ce jour-là tu me reverras, tu retrouveras mon affection épurée. 
A Dieu ne plaise qu’entrant dans une vie plus heureuse, infidèles aux souvenirs et aux vraies joies de mon autre vie, je sois devenu moins aimant. 
Tu me reverras donc, transfiguré dans l’extase et le bonheur, non plus attendant la mort, mais avançant d’instant en instant avec toi dans les sentiers nouveaux de la Lumière et de la Vie. 
Essuie tes larmes et ne pleure plus si tu m’aimes.

Saint Augustin

Dieu notre Père, nous voulons te dire merci pour cette vie que tu as donnée à celui que nous avons perdu. Merci pour l’amour que tu as mis en son cœur. Donne lui maintenant de communier à ton amour éternellement. Dieu notre Père, la séparation d’avec ceux qui nous sont proches est une grande souffrance car la mort reste un mystère pour nous : Aide-nous à croire avec davantage de foi à la vie éternelle. Dieu notre Père, c’est Toi qui rassembles tous tes enfants pour qu’ils vivent avec toi dans la paix et la joie. Dès maintenant, fais-nous vivre une profonde communion spirituelle avec tous ceux qui nous ont quittés. Dieu notre Père, rends-nous toujours attentifs aux besoins des autres : Que nous ayons les paroles de réconfort pour celui qui souffre; que nous soyons une présence pour celui qui vit la solitude; que nous soyons un sourire de bonté pour celui qui ne croit pas à l’amour.

Amen !

Béni sois-tu, Dieu notre Père.
Toi qui es à l’origine et au terme de la vie,
Tu nous as faits pour toi et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en toi.
Tu orientes nos pas vers ton Royaume,
Tu accueilles à bras ouverts ceux qui mettent en toi leur confiance et attendent de toi leur bonheur.

Béni sois-tu, Jésus, notre Seigneur et notre frère.
Toi qui as dit au Jardin des Oliviers :
« Mon âme est triste à en mourir », tu peux comprendre nos détresses et tu allèges nos fardeaux.
Ressuscité, vainqueur de la mort, tu arraches tes amis au découragement, au désespoir.
A tous, tu offres cette joie que nul ne peut ravir.

Béni sois-tu, Esprit de Dieu.
Toi le Consolateur des disciples du Christ, tu réconfortes les cœurs affligés.
Toi, la Force inépuisable, tu viens relancer un monde à bout de souffle.
Toi, le Défenseur de toute créature, tu redonnes vie à nos pauvres corps.
Toi, la Lumière éternelle, tu ouvres un regard pour les yeux qui se ferment.

Ce qui se passe de l’autre côté, quand tout pour moi aura basculé dans l’Eternité.
Je ne le sais pas ! Je crois, je crois seulement qu’un grand Amour m’attend.
Je sais pourtant qu’alors, pauvre et dépouillé, je laisserai Dieu peser le poids de ma vie.
Mais ne pensez pas que je désespère. Non, je crois, je crois tellement qu’un grand Amour m’attend.
Maintenant que mon heure est proche, que la voix de l’Eternité m’invite à franchir le mur, ce que j’ai cru,
je le croirai plus fort au pas de la mort.
C’est vers un Amour que je marche en m’en allant, c’est vers son Amour que je tends les bras, c’est dans la vie que je descends doucement.
Si je meurs ne pleurez pas, c’est un Amour qui me prend paisiblement. Si j’ai peur ? Et pourquoi pas !
Rappelez-moi souvent, simplement, qu’un Amour m’attend. Mon Rédempteur va m’ouvrir la porte de la joie,de sa Lumière.
Oui, Père ! Voici que je viens vers toi comme un enfant, je viens me jeter dans ton Amour,
ton Amour qui m’attend.

St Jean de la Croix

Ne le cherchez pas en arrière, ni ici, ni là, ni dans les vestiges matériels qui vous sont naturellement chers.
Il n’est plus là. Il ne vous attend plus là.
C’est en avant qu’il faut le chercher, dans la construction de votre vie renouvelée. Soyez lui fidèle et non point dans une sentimentalité rétrospective avec laquelle il faut avoir le courage de briser.
Sa véritable trace n’est pas dans certaines manifestations de son activité. Leur disparition même si douloureuse qu’elle puisse vous paraitre, doit vous libérer, non vous déprimer. Non pas oublier, mais chercher en avant. Malgré tout ce que vous pouvez sentir ou croire, reconnaitre avec évidence que votre vie doit se poursuivre. Je suis persuadé qu’elle commence. Décidez-vous seulement à ne plus vivredans le passé, ce qui ne veut pas dire que vous oubliez celui-ci, mais seulement que votre manière, la vraie, de lui être fidèle doit consister à construire en avant, c’està-dire à être digne de lui. Ne vous isolez pas. Ne vous repliez pas au fond de vous-mêmes. Mais voyez le plus possible vos amis. Donnez-vous. C’est ce don qui vous libérera et vous épanouira. Je voudrais que vous trouviez nombre de gens et de choses auxquels, noblement, vous vous donnerez ».

Ainsi soit-il.

P. Teilhard de Chardin

Ô très doux Jésus, par ta sueur de sang au jardin des Oliviers, aie pitié des âmes de nos défunts.
Ô très doux Jésus, par la souffrance de ton couronnement d’épines, aie pitié des âmes de nos défunts.
Ô très doux Jésus, par les douleurs que tu as endurées en portant la Croix, aie pitié des âmes de nos défunts.
Ô très doux Jésus, par ton agonie sur la croix, aie pitié des âmes de nos défunts.
Ô très doux Jésus, par ta souffrance en mourant incompris, rejeté de tous et solitaire, aie pitié des âmes de nos défunts.
Prions : Ô Dieu, qui aimez à pardonner aux hommes et à les sauver, nous supplions votre miséricorde, par l’intercession de la Bienheureuse Marie toujours vierge, et de tous les saints. Que tous ceux qui sont sortis de ce monde, en particulier nos parents et nos bienfaiteurs, soient admis à la participation de la béatitude éternelle. Nous vous le demandons par Jésus-Christ Notre Seigneur.
Amen

Saint Alphonse de Liguori