Le Souper-Projection-Débat des 30 janvier et 13 Février: un franc succès
Avec plus de 40 participants le 30 Janvier 2026 au CPL Lozère, et près de 30 le 13 Février 2026 à la salle paroissiale St Jean Bosco Igny, le film « Sur la paille » d’Eric Guérêt a rassemblé pas mal de monde. Il est vrai que le Souper Bio préparé par le Cercle Laudato Si de Palaiseau est maintenant reconnu comme un haut lieu de la gastronomie locale, et permet aussi de discuter librement avec des nouvelles têtes à chaque fois.
Présent lors de la projection à Lozère, le réalisateur Eric Guérêt a pu amener beaucoup d’information sur le contexte du film. Présents lors de la projection à Igny, des étudiantes d’Agro Paris Tech nous ont amené leurs compétences et leur fraîcheur.
Et si vous avez raté les 2 projections et que vous voulez juger par vous-même, une autre projection aura lieu au festival Solidarité Ecologie du diocèse à Athis Mons (91) les 11 et 12 avril 2026. Le film sera probablement projeté le 11 avril, mais vérifiez bien la date et l’heure avec les annonces officielles qui seront publiées bientôt par l’organisation du festival.
La bande annonce du film
Agriculteur, Olivier Tanguy a travaillé toute sa vie en Bretagne dans des élevages industriels de porcs. Souffrance animale, dégâts environnementaux: cette activité a fini par lui devenir insupportable. Il a donc décidé, il y a quatre ans, d’ouvrir un élevage de porcs biologiques, un marché alors prometteur. Mais aujourd’hui, la crise frappe durement l’agriculture biologique. Comment nos achats peuvent-ils aider le monde agricole à préserver environnement et biodiversité ?
Le résumé du film
Le film suit de façon émouvante les difficultés – financières essentiellement – de notre agriculteur, qui démarre ses investissements sur la base d’une production de 1360 porcs bio par an promis par sa coopérative d’achat, et doit maintenant se limiter à 960 à cause d’un retournement du marché. Résultat : pertes insurmontables, négociations avec les banques, blocage des fournisseurs, délais de paiement …
Et pourtant, l’élevage de porcs est sa passion : il élève ses porcs bio sous un cahier des charges strict qui respecte à la fois le bien-être animal et la nature environnante, en recyclant le fumier produit avec la paille, en cultivant une partie de l’alimentation des porcs, et en renonçant aux intrants chimiques. Sa fierté de montrer le bien-être de ses animaux et la qualité de sa terre par rapport au voisin utilisateur de glyphosate fait plaisir à voir.
Finalement, en happy end, il surnage grâce à un répit accordé par les banques et un frémissement de remontée de la demande.
Ce que nous en avons retenu
– La filière bio semble manquer de soutien de la part des syndicats agricoles alors que les agriculteurs bio concernés sont extrêmement engagés et motivés malgré leurs difficultés. « Plutôt la mort que la souillure », « pas de retour au conventionnel » disent ces agriculteurs bio bretons
– L’agriculture bio a un véritable impact pour traiter le problème environnemental, qui n’est pas directement valorisé. Inversement, l’agriculture conventionnelle fait supporter par la collectivité des coûts cachés, tels que le traitement des pesticides dans l’eau potable ou le ramassage des algues vertes en Bretagne.
– En tant que consommateurs, nous pouvons – et il faut – agir par nos achats pour soutenir ces filières bio, qui dépendent à peu près totalement de la demande du marché.
– En tant que lecteurs convaincus de Laudato Si, nous devons aussi intégrer le bien-être animal comme une priorité dans nos achats
– Les labels bio vraiment sûrs parce que vérifiés sont assez réduits : essentiellement le label européen AB (Agriculture Biologique) et le Label Rouge (qualité). Il y a un rapport Que Choisir sur le sujet pour plus de détails.
– La Loi Egallim qui énonce une exigence de 20% de bio dans les restaurations collectives, semble peu appliquée. L’état actuel est estimé à 6% environ au lieu de 20%. Nous pouvons interpeller les politiques pour comprendre ce qui freine cet objectif. Lorsque des grosses municipalités comme la mairie de Paris se lancent sérieusement, il y a un vrai impact sur l’économie bio régionale. Et on peut s’appliquer aussi personnellement cette règle des 20% …
Comment agir ?
Pour soutenir concrètement cette agriculture vertueuse, on peut facilement commencer avec nos AMAP et boutiques locales (Cocagne/Jardin de Limon, AMAP Palaiseau, magasins bio locaux, etc …) et bien sûr acheter dans les magasins classiques le « label AB » en priorité.
Finalement, ce n’est pas si difficile de répondre à l’appel du pape François et de Léon XIV de venir « expérimenter la joie de l’action » !
Cercle Laudato Si de Palaiseau
Vous êtes concernés par les questions d’environnement ? Vous cherchez un sens à la démarche de transition écologique ? Vous hésitez à vous lancer ? Rejoignez le Cercle Laudato Si de Palaiseau !
https://www.secteur-palaiseau.fr/ecologie-laudato-si/
Quelques Sites utiles :
Réseau Cocagne (dont le Jardin de Limon) :
https://www.reseaucocagne.org
Réseau des AMAP en Île-de-France (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne)
https://amap-idf.org
AMAP Les Jardins de Ceres a Villiers le Bacle (distributions samedi après midi un fois par mois) a la ferme Vandame:
https://lesjardinsdeceres.net/
AMAP la Chèvre et le Chou d’Yvette (CCY) à Palaiseau.
https://ccy91.ouvaton.org/
Epicerie coopérative à Palaiseau
https://mouvementdesepis.org/
Fiche Ecojesuit : Produits locaux & circuits courts (Jésuites) :
https://www.jesuites.com/fiche-ecojesuit-n13-consommer-local
Agence bio (gouvernemental) :
https://www.agencebio.org
Les effets de l’alimentation sur l’environnement (gouvernemental) :
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/societe/article/les-effets-de-l-alimentation-sur-l-environnement
