« Je retiens un fort sentiment d’unité de l’Église catholique. »
Racontez-nous votre vécu de cette soirée, votre rôle dans la chorale, les coulisses, l’ambiance, vos émotions, comme vous le souhaitez.
Avec les autres choristes, nous nous étions beaucoup préparés pour cette soirée que nous pressentions comme une expérience unique. Tous, nous étions remplis d’excitation au matin du jour de la veillée, en arrivant au Stade de France. La ferveur fut croissante jusqu’au début de la veillée, que nous abordions aussi avec beaucoup de sérieux, conscients de la place importante qui nous revenait dans le bon déroulement de la soirée. Puis la veillée commença, et il y eut un certain lâcher-prise qui permit de vivre pleinement le moment. La soirée fut majestueuse et remplie d’émotion, tant de la part des différents intervenants et artistes que de la part du Saint-Père, qui était visiblement lui aussi particulièrement ému. Cette soirée est pour moi inoubliable et restera chère à mon cœur.
Comment avez-vous vécu l’annonce de la visite du Pape en France et celle de votre participation au Grand Chœur ?
Au départ, c’est avec assez peu d’engouement que j’avais appris sa venue, car, étant récemment converti à la foi catholique, je ne saisissais pas vraiment ce que la venue du Pape allait représenter pour chacun des Français. Je m’étais inscrit dans l’optique de participer à un rassemblement de jeunes chrétiens, et ce n’est qu’au fur et à mesure de la préparation de la veillée que j’ai pris conscience de la portée de cet événement.
Y a-t-il des gestes ou des paroles qui vous ont particulièrement touché ?
J’ai été particulièrement touché par l’attitude du Saint-Père. D’une part, d’un point de vue spirituel, par son recueillement devant la croix et la tunique pendant la veillée, devant l’autel de la messe des Champs-Élysées, devant la grotte de Massabielle à Lourdes. D’autre part, sur le plan humain, par sa profonde humilité devant chaque personne qu’on l’a vu rencontrer pendant ce week-end. Son regard était marqué par une extrême sollicitude, une réelle bonté, même face aux hommes d’État, face auxquels il a su rester dans la vérité et donner une réelle parole de vie pour le bien de tous, de notre Église et de notre pays. Je lui en suis extrêmement reconnaissant.
« Pour que le monde ait la vie », qu’est-ce que cette phrase, thème de ce voyage apostolique, vous évoque ?
Cette phrase m’évoque l’importance du message que le Pape nous a donné au cours de ce voyage. Pour moi, c’est un appel à se lever et à combattre le bon combat, celui de la foi. Pour notre propre salut, celui de notre entourage et, plus largement, celui de notre pays et même du monde entier, en cultivant la charité et la paix, chacun à notre échelle, dans notre vie de famille, notre vie professionnelle et en communauté.
Au lendemain du voyage apostolique, qu’en retenez-vous ?
Je retiens un fort sentiment d’unité de l’Église catholique. Une grande motivation à vivre pleinement la foi chrétienne, à évangéliser, à combattre le bon combat au quotidien, et à aimer la vie à chaque instant.
