Mois de la Création : Un parcours de lecture de l’encyclique Laudato Si
Vous n’avez pas encore lu Laudato Si ? Vous n’êtes pas seul, vous faites simplement partie des 56% des catholiques pratiquants qui étaient dans ce cas en 2023 … (enquête La Croix). Et pourtant quelle puissance dans ce texte du pape François !
Mais rien n’est perdu. Pour vous aider à passer du bon côté de la statistique, à l’occasion de la semaine de la Création 2025, le Cercle Laudato Si de Palaiseau vous a découpé le travail et vous propose un parcours de lecture en 4 étapes, dont voici la 2ème.
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Pour obtenir le texte de l’encyclique, plusieurs options :
- être parmi les premiers à saisir les quelques exemplaires mis à votre disposition dans les églises du Secteur de Palaiseau
- acheter le (petit) livre (4,90 EUR par exemple à La Procure)
- l’imprimer chez vous à partir du site officiel, ou du site de Palaiseau (texte original facilement éditable pour imprimer à vos gouts). Le résultat tient en 60 pages A4, soit 15 feuilles de papier seulement au format livret recto verso.
Les liens vers les 4 étapes:
Etape 2: Evangile de la Création et Responsabilité Humaine
Après la 1ère étape sur le constat, cette 2ème étape vous propose de lire les articles LS62 à LS136, contenus dans les chapitres 2 et 3 de l’encyclique. Pour encourager votre lecture, une sélection de points forts a été faite ci-dessous.
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Chapitre 2 : « l’Evangile de la Création » (LS62 a LS100)
Ce chapitre présente les grands apports de la foi chrétienne pour l’analyse et la solution de la crise écologique. Quelques extraits :
- Cette encyclique s’ouvre au dialogue avec tous. Les chrétiens, notamment, savent que leurs devoirs à l’intérieur de la création et leurs devoirs à l’égard de la nature et du Créateur font partie intégrante de leur foi (LS 64).
- Les récits de la création suggèrent que l’existence humaine repose sur trois relations fondamentales intimement liées : la relation avec Dieu, avec le prochain, et avec la terre. Selon la Bible, les trois relations vitales ont été rompues (LS66).
- Considérer l’être humain en dominateur et exploiteur de le terre n’est pas une interprétation correcte de la Bible. Les textes nous invitent à “cultiver et garder” le jardin du monde (cf. Gn 2, 15). Alors que “cultiver” signifie labourer, défricher ou travailler, “garder” signifie protéger, sauvegarder, préserver, soigner, surveiller. (LS67)
- Notre monde est fragile, et Dieu nous en a confié le soin. Cela doit interpeller notre intelligence pour reconnaitre comment nous devrions orienter et limiter notre pouvoir (LS78).
- La fin ultime des autres créatures, ce n’est pas nous. Mais elles avancent toutes, avec nous et par nous, jusqu’au terme commun qui est Dieu, dans une plénitude transcendante où le Christ ressuscité embrasse et illumine tout (LS83).
- Ce n’est pas un hasard si dans l’hymne à la création où saint François loue Dieu pour ses créatures, il ajoute ceci : « Loué sois-tu, mon Seigneur, pour ceux qui pardonnent par amour pour toi ». Tout est lié. Il faut donc une préoccupation pour l’environnement unie à un amour sincère envers les êtres humains, et à un engagement constant pour les problèmes de la société. (LS91)
- La terre est essentiellement un héritage commun, dont les fruits doivent bénéficier à tous. Par conséquent, toute approche écologique doit incorporer une perspective sociale qui prenne en compte les droits fondamentaux des plus défavorisés (LS93)
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Chapitre 3 : La racine humaine de la crise écologique (LS101 à LS136)
- Nous sommes les héritiers de deux siècles d’énormes vagues de changement : la machine à vapeur, l’électricité, la médecine moderne, … et, plus récemment, la révolution digitale, les biotechnologies …. La science et la technologie sont un produit merveilleux de la créativité humaine, ce don de Dieu (LS102). Cependant ces capacités que nous avons acquises nous donnent aussi un terrible pouvoir (LS104).
- Mais l’homme est nu, exposé à son propre pouvoir toujours grandissant, sans avoir les éléments pour le contrôler. Nous pouvons affirmer qu’il lui manque aujourd’hui une éthique solide, une culture et une spiritualité qui le limitent réellement et le contiennent dans une abnégation lucide (LS105).
- On en vient facilement à l’idée d’une croissance infinie ou illimitée, qui a enthousiasmé beaucoup d’économistes, de financiers et de technologues. Cela suppose le mensonge de la disponibilité infinie des biens de la planète (LS106)
- Le paradigme technocratique tend aussi à exercer son emprise sur l’économie et la politique. L’économie assume tout le développement technologique en fonction du profit, sans prêter attention à d’éventuelles conséquences négatives pour l’être humain. Les finances étouffent l’économie réelle. (LS109)
- Mais le marché ne garantit pas en soi le développement humain intégral ni l’inclusion sociale. On n’a pas encore fini de prendre en compte les racines les plus profondes des dérèglements actuels qui sont en rapport avec l’orientation, les fins, le sens et le contexte social de la croissance technologique et économique (LS109).
- La culture écologique ne peut pas se réduire à une série de réponses urgentes et partielles aux problèmes qui sont en train d’apparaître. Elle devrait être un regard différent, […] une spiritualité, qui constitueraient une résistance face à l’avancée du paradigme technocratique (LS111).
- L’anthropocentrisme moderne, paradoxalement, a fini par mettre la raison technique au-dessus de la réalité (LS115).
- La technique séparée de l’éthique sera difficilement capable d’autolimiter son propre pouvoir (LS136).
Bonne lecture !
Cercle Laudato Si de Palaiseau
